• C’est l’histoire de deux âmes solitaires que tout oppose. Alda et Louis. Elle, une mère de famille, raffinée et cultivée, épouse d’un brillant architecte, bourgeoise gâtée par une vie sans soucis. Lui, un jeune homme, écorché et talentueux, porte sur ses épaules le fardeau d’une famille rescapée de la shoah. Deux personnages romanesques qui se rapprochent le temps d’un été, à l’ombre des platanes d’une bastide de Saint-Rémy-de-Provence. Il est fasciné par son charme irrésistible ; elle par l’innocence de sa jeunesse. Ce qui les rapproche, ce sont ces silences qui enveloppent ce même secret, celui d’une blessure enfouie depuis l’enfance et qui, au fil des pages, finit par remonter à la surface. Ils s’en libèreront. Alda, sans forcément le vouloir. Louis, en noircissant les pages d’un roman qu’il lui consacre.<o:p></o:p>

    Dans « La solitude des soirs d’été », son cinquième roman, c’est un univers fitzgéraldien, plein de sensualité mélancolique et de lumière provençale, que met en scène Anaïs Jeanneret, actrice et romancière, récompensée par le prix Quartier-Latin pour ses « Poupées russes ». Un autre fantôme méditerranéen hante également ces pages : Romain Gary, dont une citation figure en épigraphe : « Monsieur est un grand homme, mais les circonstances ne lui ont pas permis de le devenir. » On Pense au héros, Louis, narrateur de cette histoire d’amour impossible, remède parfait à la solitude de vos soirs d’été.

    Audrey Levy

    « La solitude des soirs d’été », d’Anaïs Jeanneret (Albin Michel, 231 p., 19€).

    Source : Le Pointe 2131, le 18 juillet 2013

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    Voir aussi : Anaïs Jeanneret, La traversée du silence, Solitude des soirs d'été


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